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Compléments alimentaires : lesquels sont vraiment utiles (et lesquels relèvent du marketing)

16 juin 2026 par
Compléments alimentaires : lesquels sont vraiment utiles (et lesquels relèvent du marketing)
SantéPharma Beauty

Le rayon des compléments alimentaires est devenu un labyrinthe. Des promesses sur chaque flacon, des cures pour tout et n'importe quoi, et l'impression diffuse qu'il faudrait en prendre par précaution. La réalité est plus nuancée : certains compléments rendent de vrais services dans des situations précises, d'autres surfent surtout sur une mode. Voici de quoi trier, sans dogmatisme.

Le préalable que personne n'aime entendre

Un complément, par définition, complète. Il ne corrige pas une alimentation déséquilibrée et ne remplace pas le sommeil ou l'activité physique. Avant d'empiler les gélules, l'assiette reste le levier numéro un. Cela dit, dans certains cas, l'apport alimentaire ne suffit pas — et c'est là que la complémentation prend tout son sens.

Ceux qui ont un intérêt réel, dans certains cas

La vitamine D arrive en tête : sous nos latitudes, beaucoup de gens en manquent l'hiver, faute de soleil suffisant. Une supplémentation, idéalement guidée par un dosage sanguin, est souvent justifiée. La vitamine B12 est indispensable aux personnes végétaliennes, car on la trouve presque exclusivement dans les produits animaux. Le fer peut se justifier en cas de carence avérée — mais uniquement sur preuve, car trop de fer pose problème. Les oméga-3 ont un intérêt documenté si l'on mange peu de poisson gras. Quant au magnésium, il peut soulager en période de fatigue ou de stress, même si l'effet varie d'une personne à l'autre.

Ceux dont les preuves sont plus minces

Le collagène à boire fait beaucoup parler pour la peau et les articulations ; les données restent fragiles et la digestion en transforme une partie. Les cures détox reposent sur une idée séduisante mais peu fondée : le foie et les reins font déjà ce travail très bien. Les brûleurs de graisse et autres coupe-faim relèvent davantage du marketing que de la pharmacologie. Cela ne veut pas dire aucun effet pour personne, mais que l'investissement mérite réflexion.

Apprendre à lire une étiquette

Un même nutriment existe sous des formes très inégales. Regardez le dosage (et comparez-le aux apports conseillés), la forme chimique (certaines sont mieux assimilées que d'autres, le magnésium en est l'exemple type), et la présence de labels de qualité. Méfiez-vous des listes d'ingrédients à rallonge qui mélangent dix actifs sous-dosés : un peu de tout, c'est souvent pas grand-chose d'efficace.

Les pièges à éviter

Plus n'est pas mieux. Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) s'accumulent dans l'organisme et peuvent devenir toxiques à haute dose. Certains compléments interagissent avec des médicaments — le millepertuis, par exemple, perturbe de nombreux traitements. Et l'automédication prolongée peut masquer un vrai problème qu'un bilan aurait détecté.

Le bon réflexe

Avant une cure, surtout si vous suivez un traitement, êtes enceinte ou avez une pathologie, parlez-en à votre pharmacien ou votre médecin. Un simple bilan permet souvent de cibler ce qui vous manque réellement, plutôt que de prendre un peu de tout sans savoir.

Pour les références sérieuses et bien dosées, notre rayon Médecine naturelle sélectionne des compléments de qualité — et nous restons disponibles pour vous aiguiller selon votre situation.

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